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Retrouvez les différentes étapes de fabrication, expliquées en images, pas à pas !

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Le design !

Je dessine moi-même mes couteaux en fonction de leur usage, de l’ergonomie, et de la ligne que je souhaite leur donner. Chaque nouveau modèle est fabriqué et testé, afin d’assurer la meilleure utilisation possible.


Une fois le design validé, je fabrique un gabarit en bois avec le dessin imprimé. Ce gabarit me permet de reporter le design sur l'acier.

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On démarre la fabrication avec la découpe et le détourage de la forme !

Une fois le gabarit reporté, je découpe la lame à l'aide d'une meuleuse. Je fais en sorte de perdre le minimum de matière, et de me faciliter la prochaine étape, le détourage de la forme.


Ensuite, je viens poncer au plus près du tracé sur ma ponceuse à bandes (backstand). La forme ne changera plus pendant le reste de la fabrication.

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Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous !

Après avoir choisi précisément l'emplacement de mes rivets, je viens tracer et pointer les trous de perçage. Puis je perce à l'aide de ma perceuse à colonne (une vieille Sydéric, des années 60, entièrement restaurée !)

Je réalise des perçages pour les rivets, et des perçages pour alléger le manche (ces perçages ne sont pas visibles sur le couteau fini)

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L'étape qui donne une âme au couteau, la réalisation des émoutures !

La réalisation des émoutures (le tranchant du couteau) est l'étape qui transforme une ébauche, en un couteau. Elle est mon étape préférée, et en même temps l'étape la plus difficile.

Créer un tranchant plat et centré, avec des angles fins, à la main (sans guide), nécessite de la méthode et beaucoup d'entraînement.


Pour commencer, je trace le centre de ma lame, avec un pied à coulisse.

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Ensuite, je viens réaliser l'émouture (le tranchant de la lame). Je travaille à deux mains, sur mon backstand, avec des bandes de très gros grains.

Je laisse un peu d'épaisseur au tranchant (environ 1mm), pour éviter que la lame ne voile pendant la trempe (étape des traitements thermiques).

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Selon mes inspirations, guillochage !

Après la réalisation des émoutures et selon mes inspirations, j'effectue parfois un guillochage (sculpture sur le dos du couteau) à l’aide de limes aiguilles.

Sur la photo, je réalise un guillochage "ronce".

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La trempe ! (et autres traitements thermiques)

A cette étape, toutes les opérations d'enlèvements de matières ont été effectués. Le couteau est façonné et il reste principalement la phase de finition à réaliser (par la suite). On peut donc donner à l'acier sa dureté finale, celle qui lui permettra de couper durablement, et de ne pas tordre.

Pour se faire, il faut chauffer l'acier à haute température (autour des 800°C pour les aciers carbones, et autour des 1050°C pour les aciers inoxydables), puis le refroidir le plus rapidement possible. Afin de le refroidir rapidement, on utilise de l'huile (la plupart du temps).

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Le revenu ! (seconde et dernière étape des traitements thermiques)

Une fois la trempe réalisée, notre acier est dur mais très cassant (presque comme du verre).

Afin de lui donner un peu de souplesse, je réalise ce qu'on appelle "le revenu". Cette étape consiste à chauffer l'acier autour des 200°C pendant une ou deux heures.

Une fois cette étape réalisée, notre acier est dur et légèrement souple, ce qui lui permet de tordre sans se déformer, et sans casser.


Les traitements thermiques sont définis pour un usage précis. Avec le même acier, il est possible de réaliser plus ou moins de dureté et de souplesse, en faisant varier les températures et le temps de revenu.


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Place aux finitions !

Maintenant, il nous reste à réaliser les finitions de la lame, et plus tard le montage du manche.


Tout d'abord, je commence par réaliser la finition du ricasso (la zone plate de l'acier qui fait la liaison entre le tranchant et le manche). Cette finition est réalisé sur mon backstand (ponceuse à bandes), jusqu'au grain 600 et avec l'utilisation d'une pâte à polir.


Le résultat est un satiné brillant, que j'affectionne particulièrement !

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Pour les émoutures, finition tiré en long !

Après avoir affiné le tranchant sur le backstand et réalisé un satiné afin de m'avancer le polissage, je me lance dans la réalisation du tiré en long à la main.


Cette étape peut se présenter longue et fastidieuse. Elle consiste à effacer les rayures du grain précédent, et à tirer le plus droit possible afin d'avoir une finition propre et homogène.


Le résultat en vaut la patience ! C'est pour moi l'une des finitions les plus élégantes en coutellerie.

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Réalisation du manche !

Je démarre la réalisation du manche en découpant les futurs plaquettes dans un bloc de bois.


Ensuite je rectifie (aplanit) les plaquettes de bois sur ma ponceuse à bandes. Je fait en sorte qu'elles soient bien plates pour avoir des ajustements parfait.


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Mise en forme du manche

Notre matière première est prête à être mise en forme. Je commence par percer mes plaquettes. Ces trous accueilleront les futurs rivets.


Ensuite, je positionne ma lame sur mes plaquettes et je dessine la forme de la lame.


Cela me permettra de découper les contours sans aller trop loin !

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Façonnage avant collage !

Le façonnage de l'avant des plaquettes, dernière étape avant le collage ! Cela me fait penser que j'approche de la fin du couteau ;)


Je travaille cette zone car elle deviendra inaccessible lorsque les plaquettes seront collées. La proximité avec la lame rend le travail très compliqué, voir impossible.


Je façonne donc mes plaquettes en les jointant avec les rivets. Le but étant d'avoir la symétrie la plus précise possible.


Ensuite je poli les surfaces façonnées.


Un coup de griffe derrière les plaquettes, un coup de dégraissant et je suis fin prêt pour le collage !

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Place au collage !

Vient ensuite l’étape du collage.


Je colle systématiquement le manche de mes couteaux : cela évite les infiltrations d’eau derrière les plaquettes, garantit une meilleure hygiène et renforce la solidité de l’ensemble.


J’utilise une colle époxy bi-composant.

Lorsqu’un guillochage orne la lame, je teinte la colle en noir. Elle vient alors remplir les creux du motif, créant un contraste élégant entre l’acier satiné et le noir.

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Façonnage de l'intégralité du manche.

Je commence par réaliser le molletonnage des rivets.

Un rivet molletonné, c’est un rivet dont on frappe les extrémités au marteau pour solidariser définitivement les différentes pièces. Une fois cette étape terminée, le montage devient indémontable et extrêmement solide.


J’ai une grande confiance en la colle que j’utilise, mais ajouter un second maintien mécanique n’est jamais un luxe.

Mes couteaux sont faits pour durer au moins une vie entière ! :)

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Je façonne ensuite le manche, en commençant par les côtés.


Le maître mot à cette étape : symétrie. Ce n’est pas la partie la plus simple, car la moindre irrégularité se remarque immédiatement à l’œil nu.


Il faut donc faire preuve de patience, de régularité et d’un bon sens du détail.


Vient ensuite le façonnage des angles du manche.

J’aime leur donner de la rondeur, pour l'élégance et la qualité de prise en main.


Selon le design du couteau et mon ressenti, il m’arrive de laisser des angles plus marqués, pour donner un style affirmé et un caractère plus agressif.

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Un couteau vient de naître ! Made in M.A.T.T. Coutellerie !

Après un ponçage minutieux à la main pour homogénéiser la finition et après un polissage au touret, révélant toute la beauté du bois : Le couteau est terminé !


Quel plaisir de contempler le résultat après tant d’étapes, de gestes précis et de temps passé à ajuster chaque détail.


Voila, maintenant vous savez comment je fabrique mes couteaux ! L'étape d'aiguisage n'y est pas mentionnée, néanmoins elle représente l'étape la plus importante, celle pour laquelle on a démarré ce long processus de fabrication.


J'espère que cet article vous aura intéressé et qu'il vous permettra de contempler les prochains couteaux que vous croiserez de la manière dont il le mérite vraiment ! :)


En ce qui concerne les couteaux pliants, un grand nombre d'étapes vient s'ajouter à tout cela. Cela double facilement le temps de fabrication.


Je vous laisse avec une galerie de photos reprenant l'ensemble des étapes de fabrication, dans l'ordre.


A bientôt,


Matt

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